Au total, 210 études pertinentes ont été initialement identifiées et finalement 24 études ont été incluses dans cette revue. La MTC exerce des effets anti-RA par une modulation multi-cibles de l'axe microbiote intestinal-barrière intestinale-immun. La MTC (par ex. Astragale à membrane, Décoction Xiaoqinglong) augmente l'abondance de bactéries bénéfiques (par ex. Lactobacillus, Bifidobacterium) et réduit les taxons pathogènes, tout en favorisant la production de métabolites microbiens comme les acides gras à chaîne courte (AGCC). Les composants de la MTC régulent à la hausse les protéines des jonctions serrées (ZO-1, Occludine) et activent la voie PI3K/Akt pour renforcer l'intégrité épithéliale intestinale, réduisant la perméabilité de la barrière. La MTC équilibre les sous-ensembles de cellules Th1/Th2/Treg, inhibe la pyroptose médiée par l'inflammasome NLRP3 et réduit les médiateurs pro-inflammatoires (IL-4, IL-5, TNF-α) tout en augmentant les cytokines anti-inflammatoires (IL-10, IFN-γ). Les essais cliniques confirment que la MTC soulage les symptômes de la RA (congestion nasale, rhinorrhée), abaisse les niveaux sériques d'IgE et réduit la récurrence de la maladie.
Conclusion : La MTC améliore la RA en intégrant la modulation du microbiote intestinal, la réparation de la barrière intestinale et la régulation immunitaire – soulignant ses avantages multi-voies, multi-cibles. Les limitations actuelles incluent l'insuffisance d'essais contrôlés randomisés à grande échelle et le crosstalk MTC-microbiote non élucidé au niveau moléculaire. Les recherches futures devraient exploiter les technologies multi-omiques pour décrypter les mécanismes précis et explorer les combinaisons MTC-médecine occidentale pour une gestion optimisée de la RA.
Source: PubMed