• Objectif, méthode et champ

Les chercheurs ont rassemblé et analysé environ 300 articles publiés entre 2003 et 2025, portant sur MTC et cancer.
Ils ont utilisé des logiciels de cartographie des connaissances pour observer les grandes tendances : quels pays publient le plus, quelles équipes collaborent, quels thèmes reviennent souvent et comment ces thèmes évoluent dans le temps.

La grande majorité des travaux sont des études expérimentales ou précliniques, complétées par des revues de la littérature.
Les résultats montrent un champ de recherche en expansion, avec une structuration progressive autour de quelques axes forts : circulation sanguine tumorale, inflammation, immunité et métabolisme.

  • Pays, équipes et dynamique

La Chine est de loin le pays le plus actif sur ce sujet, suivie par les États‑Unis et quelques autres pays asiatiques et européens.
Certaines académies et universités de MTC servent de centres majeurs, avec des collaborations qui s’ouvrent de plus en plus à l’international.

Un petit groupe d’auteurs très productifs joue un rôle moteur et relie plusieurs réseaux de recherche.
Globalement, le nombre de publications augmente surtout après 2014, ce qui traduit un intérêt croissant pour le rôle de la MTC dans le microenvironnement tumoral.

  • Comment la MTC agit sur la tumeur


Les travaux montrent que certaines formules classiques et certains extraits de plantes peuvent :

    • Rendre les vaisseaux tumoraux plus « normaux », mieux organisés et plus fonctionnels.
    • Améliorer la perfusion, donc l’apport d’oxygène et de médicaments.
    • Diminuer l’inflammation et l’environnement immunosuppresseur autour de la tumeur.


Ces effets contribuent à limiter la croissance tumorale, la capacité à faire des métastases et la résistance à la chimiothérapie ou à d’autres traitements.
Parallèlement, plusieurs études indiquent une action sur le métabolisme des cellules cancéreuses, l’activation de la mort cellulaire programmée et la réduction de certains signaux de survie tumorale.

  • Plantes, formules et techniques associées

Des préparations comme certaines décoctions classiques, des injections à base d’extraits de plantes, ainsi que des composés isolés (par exemple issus du ginseng ou de la sauge rouge) reviennent fréquemment.
Elles sont étudiées pour leur capacité à agir simultanément sur plusieurs cibles, ce qui correspond bien à l’approche globale de la MTC.

La revue mentionne aussi l’acupuncture, l’électroacupuncture (ou électropuncture) et la moxibustion, qui peuvent améliorer localement le flux sanguin et influencer les axes nerveux et hormonaux impliqués dans la réponse tumorale.
Ces techniques non pharmacologiques sont envisagées comme compléments pouvant aider à rendre le terrain plus favorable aux traitements anticancéreux.

  • Évolution des thèmes et perspectives

Au début des années 2000, les études se concentraient surtout sur la mort cellulaire des cellules tumorales et la création de vaisseaux sanguins.
Avec le temps, l’intérêt s’est déplacé vers la dissémination du cancer, la résistance aux médicaments, puis vers des questions plus cliniques : types de cancer précis, association avec les traitements conventionnels, impact sur la qualité de vie.

Aujourd’hui, la MTC est vue comme un modulateur global de l’écosystème tumoral, plus qu’un simple « anti‑tumeur » direct.
Les auteurs soulignent toutefois la nécessité d’essais cliniques mieux conçus, d’outils d’imagerie et de mesure plus fins de la microcirculation, et d’approches intégrées pour faciliter sa reconnaissance en oncologie.

Source: PubMed National Library of Medicine